Appel à l’évangélisation

14 juillet 2018

HOMELIE

Mc 6,7-13

 

 

 

 

 Jésus envoie ses 12 apôtres en
mission pour faire connaître la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. S’ils sont privés
de tout encombrement matériel, ils ont par contre avec eux les enseignements de
Jésus et même certains pouvoirs pour chasser les esprits mauvais et guérir les
malades.

 Ils n’auront pas à se soucier de la nourriture,
tant les merveilles dont ils se rendront participatifs susciteront des invitations
à table où ils pourront davantage annoncer la Bonne Nouvelle.

Aujourd’hui, la mission c’est nous ! A nous de
porter la Bonne Nouvelle, de parler avec la foi au ventre, de réconforter
les malades, de dénoncer et de combattre le mal présent autour de nous !

Dans cette mission Dieu nous soutient pour résister
aux obstacles à cette mission et pour aider nos frères et sœurs à résister
eux-mêmes. Il faut dire que nous sommes tous confrontés à des courants de
pensées contraires au Royaume de Dieu qui parviennent à séduire nos proches
quand ce n’est pas nous-mêmes. Alors luttons contre avec la force et la grâce
de la prière, avec la force et la grâce aussi des sacrements de l’Eglise.

Ainsi à notre baptême nous avons eu la prière de libération
du mal. De là nos parents, parrains et marraines se sont engagés pour nous en
décidant de rejeter le péché, tout ce qui conduit au mal ainsi que Satan l’auteur
du péché.

Ensuite la confession est le sacrement qui permet de
retrouver la pleine communion avec Dieu rompue par nos péchés. Il s’agit là
d’une démarche de conversion pour se débarrasser du mal en nous en recevant le
pardon de Dieu.

Avec le sacrement de l’eucharistie, la messe, nous
faisons le pas pour vivre continuellement en communion avec Dieu dans la grâce
de son amour.

Le sacrement des malades, avec l’onction d’huile, permet
de guérir toute maladie au niveau de l’âme et parfois même du corps. Que de
chrétiens décèdent sans jamais avoir eu recours à ce sacrement ! Que de
chrétiens font fi de la confession ! Que de chrétiens ne baptisent plus
leurs enfants et ne vont jamais à la messe ! Ces chrétiens là pensent-ils
que Dieu approuve leurs conduites ? Ou pensent-ils qu’il n’y a pas de Dieu
pour eux ? Au jour de leur passage à l’autre rive assumeront-ils toujours leurs
choix ?

D’une façon ou d’une autre le péché, le refus de Dieu,
le rejet de ses commandements, se retourne toujours contre l’homme, tôt ou tard.
Jésus ne nous a pas légué les sacrements pour des prunes mais pour notre salut,
pour nous sauver, pour nous extirper du mal en nous donnant sa force, son
Esprit.

Quand on ne reconnaît pas que nos péchés sont terriblement
nuisibles à notre bonheur, à celui des hommes, des familles, de la société, des
mœurs, nous sommes comme aveugles, perdus, fonçant tête baissée dans nos
obscurités sans voir que plus haut le ciel est bleu, sans voir que Dieu est la source
du bonheur.

 

Au train où vont les choses il y a fort à craindre que
bientôt il n’y aura plus grand monde dans nos églises, plus personne à se jeter
dans le cœur de Dieu ! Il n’y a qu’à voir à cet effet les paroisses de notre
taille sinistrées par exemple dans la Drôme. Aussi avant toute chose
matérielle, préoccupons-nous d’abord du spirituel, de la prière, de la relation
à Dieu, de transmettre la Bonne Nouvelle du salut à tous les hommes !

Dans ce passage de l’évangile, Jésus nous donne comme une
leçon car il faut qu’apparaissent de nouvelles vocations et de nombreux
fidèles au service de la Bonne Nouvelle. On aura toujours le temps par la suite
de se préoccuper du matériel ! Ce qui est premier, nous signifie Jésus, c’est
de se préoccuper de la MISSION, ce que
nous appelons communément l’évangélisation.

Faisons confiance et appuyons-nous sur les paroles du
Christ ! Ayons assez de foi et de courage pour considérer ses enseignements
 ! Cet été en vue de la prochaine rentrée prenons le temps de réfléchir à savoir
comment nous devons transmettre les richesses de notre foi ! Je laisse à
votre méditation cette préoccupation majeure ! Puisse t’il en ressortir un
nouvel élan dans notre communauté inter paroissiale de Sivergues, Buoux,
Bonnieux, Goult, Lacoste, Lioux, Saint Pantaléon et Roussillon.