Parole A : Bernard Vollerin créateur du premier site de notre secteur paroissial

4 juillet 2018

Pour la première Parole A, nous avons demandé à Bernard Vollerin de nous rédiger en quelques mots le parcours de son cheminement en lien avec sa foi. Bernard vient régulièrement chaque année en vacances dans notre beau Luberon. Il nous écrit :
« ... et tôt ou tard un mieux-être s’installera en vous, comme une grande paix intérieure qui vous enlace pour vous porter un peu plus loin, sur le chemin qui mène vers le Père. »

Chers amis,

N’est-ce pas bizarre de s’adresser à ceux que l’on ne connaît pas nécessairement très bien, surtout dans un secteur paroissial aussi grand que celui de Bonnieux. ?
Peut-on tout dire ? Peut-on laisser parler son cœur au-delà de la langue de bois qui fleurit partout ? A mon âge (eh oui, 75 ans !) on a à peut près tout vu, mais de grâce, rassurez-vous ! Je ne vais pas jouer au moralisateur mais vous dire simplement d’où je viens, donner du sens à mon engagement en Église et tâcher de marquer de quelques cailloux le chemin qui mène vers un mieux-être.

Pour débuter, disons qu’il est difficile de parler de soi, mais essayons tout de même… J’ai passé toute ma jeunesse ballotté entre l’Afrique, les Indes, l’Allemagne et un peu la France… où je n’aurai finalement passé que douze ans de ma vie, de 1957 à 1969. Et là, mes diplômes d’ingénieur et de doctorat sous le bras, j’ai mis le cap sur le Canada pour y être professeur d’université et ensuite revenir en 1973 en Europe. Camp de base en Suisse, mais séjours fréquents aux États-Unis, un peu partout en Europe mais aussi au Moyen-Orient,….avec une vie en ricochets entre avions, hôtels, usines pétrochimiques et salles de réunions. A ce rythme là, la vie s’écoule bien vite… Oui, elle s’écoule, c’est tout.

Quelle a été la place de l’Église et du Christ dans mon parcours de vie ? Très mince au début comme vous pouvez vous en douter, bien que j’aille assez régulièrement à la messe, mais sans plus. « Manque de temps ! » comme l’on dit, ou bien « j’ai déjà assez à faire sur la Terre, alors … ». Et puis un jour, en 1980, c’est la rencontre inattendue : je passe six heures à regarder le film de Franco Zeffirelli « Jésus de Nazareth ». Pour moi ce fut comme changer de planète. Je me retrouvais d’un seul coup dans un monde où Jésus, un homme venu de rien, parlait d’amour véritable et de paix, de son Père invisible, et du chemin qui mène à Lui. Un monde où l’amour que l’on donne nous vient en retour multiplié à l’infini ! Je me disais : « Mais pourquoi vivre tous les maux de la Terre, alors que le Ciel est là, tout près, qui nous tend les bras ? » J’étais profondément troublé.

Mon engagement en Église est parti de là : du contraste entre ce qui nous est donné de voir et ce qui nous est donné d’espérer grâce au Christ. Du besoin de faire connaître Sa parole en montrant à chacun comment elle peut se vivre, tout simplement, chaque jour. Et puis tout doucement, comme dans les Béatitudes, on se sent touché par la grâce du Christ qui apporte joie profonde et sérénité.

Le reste de mon engagement est finalement une conséquence logique de tout cela. Pendant bientôt 40 ans, pour l’Église et pour le Christ, j’ai donné avec générosité de mon temps un peu « tous azimuts » pour améliorer la communication de l’Église, porter plus loin la Parole du Christ en écrivant des commentaires sur les Évangiles (publiés sur internet), en créant près d’une dizaine de sites internet dont celui de Bonnieux, en travaillant à la qualité de la liturgie pour qu’elle soit belle, en harmonisant et en chantant les Psaumes, et également en gérant les biens de plusieurs paroisses, … La liste peut sembler bien longue… mais voilà, quand on fait tout ça, on le fait pour le Christ, et cela vous remplit de bonheur. Pour conclure, je ne peux que vous encourager à donner de vous même pour le Christ. Vous resterez ainsi fidèle à Sa parole et tôt ou tard un mieux-être s’installera en vous, comme une grande paix intérieure qui vous enlace pour vous porter un peu plus loin, sur le chemin qui mène vers le Père.

Bernard Vollerin